Le 6 novembre 2026, le Sénat a achevé ses travaux sur le paquet de réformes législatives préparé par le Ministère de la Justice, dont l'objectif est la modernisation du système judiciaire. Les députés ont adopté trois des quatre projets de loi sans apporter aucun amendement. Ces documents concernent l'amélioration du fonctionnement des tribunaux, l'augmentation de l'accessibilité pour les personnes handicapées et la standardisation des procédures procédurales. Les actes juridiques adoptés seront désormais transmis au Président de la République pour signature, ce qui ouvre la voie à leur entrée en vigueur après l'accomplissement des formalités.

Réglementations sur l'accessibilité et la numérisation

L'une des parties clés du paquet est la modification de la loi – Droit sur la structure des tribunaux généraux. Ces modifications visent à garantir une accessibilité complète des procédures judiciaires aux personnes malentendantes. Conformément au texte adopté, un soutien gratuit de l'interprète en langue des signes est garanti à chaque étape de la procédure, ce qui élimine les barrières de communication présentes jusqu'ici dans les tribunaux.

La loi introduit également des changements importants dans le domaine de la numérisation. Le déploiement de solutions téléinformatiques permettant de mener des listes centrales et électroniques d'experts judiciaires est prévu. Cela améliorera le processus de désignation des spécialistes et augmentera la transparence de ces actions. Le document prévoit également le développement continu de l'infrastructure numérique dans la judicature et l'élévation des normes de sécurité des systèmes informatiques, ce qui est crucial pour la protection des données et la continuité de l'activité des tribunaux à l'ère des croissantes menaces cybernétiques.

Améliorations dans la procédure pénale

Le deuxième projet adopté sans amendement est la modification de la loi – Code de procédure pénale et de la loi sur les notifications électroniques. L'objectif de cette réglementation est d'augmenter la dynamique des procédures pénales en améliorant les mécanismes procéduraux. Une attention particulière a été portée au renforcement de la protection des données personnelles des témoins participant au procès.

La nouvelle intègre des solutions dans le domaine des notifications électroniques, en adaptant les normes procédurales aux possibilités technologiques actuelles et à l'état des connaissances en criminalistique. L'objectif est que les procédures soient non seulement plus rapides, mais aussi plus sûres en matière de données et d'utilisation d'outils modernes dans la circulation des preuves.

Standardisation des mises en garde procédurales

La troisième loi adoptée concerne également les modifications dans le Code de procédure pénale, se concentrant sur la standardisation des mises en garde. Le projet élargit et organise le scope des informations transmises à l'accusé, à la victime et au témoin à l'étape judiciaire. Cela vise à améliorer la conscience juridique des participants aux procès et à leur garantir un accès uniforme aux informations sur leurs droits et obligations.

Pour assurer la cohérence, le Ministre de la Justice a reçu la délégation de déterminer par voie de décret les modèles de mises en garde écrites. Grâce à cela, le contenu des mises en garde sera uniforme dans tout le pays, ce qui facilitera leur compréhension et leur application.

Amendements à la loi statutaire

La quatrième composante du paquet, concernant le Droit sur la structure des tribunaux généraux, des tribunaux militaires et le Droit sur la procureure, n'a pas été adoptée dans sa version originale. Le Sénat a voté des amendements à cette modification, ce qui a entraîné le retour de la loi à la Diète. Cette réglementation concerne les règles de mise à la retraite des juges après avoir atteint un âge déterminé et la réforme complète de l'institution de délégation des juges. Elle introduit des cadres et des limitations précis, en mettant l'accent particulier sur les délégations non juridictionnelles.

Le Président de la Diète transmettra les amendements adoptés par le Sénat à la commission parlementaire compétente, qui formulera un avis à leur sujet. L'avenir de cette loi dépend désormais des travaux ultérieurs dans la chambre basse du parlement.